Population : 549 habitants
Superficie : 630 hectares
Située prés du cours de la liane, la commune de Carly présente de belles perspectives de promenades par l’étendue de son territoire (le sentier du Hourquet).
Le nom de Carly contrairement à beaucoup de villages du Boulonnais n’est pas d’origine saxonne, germanique ou franque. Carly est un dérivé de Quertlacius, que l’on peut ainsi décomposer : Quartilacius, nom d’homme latin et le suffixe « acum » qui signifie domaine, propriété et qui a donné en français moderne, la terminaison « y ». Le chanoine Haigneré, historien, précise que Quertlacius est dans le cartulaire* de Saint-Bertin, en 867, dans une expression qui le situe « in pago Bononesis super fluvio Elna ». C’est à dire, traduit largement : dans le pays boulonnais, au dessus du fleuve.Dans la charte de l’évêque Milon, en 1133, on trouve citée la paroisse de Karli. Mais en 804, on écrivait déjà Caroli ou Carolus.
C’est en 1173 que l’on trouve la graphie de Carly mais, plus tard, en 1338, on écrivait Quarti,pour Quarly, Querli en 1515, Quarli en 1559. Cette étymologie gallo-romaine, se trouve d’ailleurs confirmée par la découverte à Carly, d’un chapiteau gallo-romain d’ordre dorique, remontant au IV° ou au V°siècle.
Parmi les curiosités, L’église Saint-Martin qui possède des fonts baptismaux du XIIième siècle provenant de la première église. Peu de choses venant de l’ancienne église se trouve dans l’église neuve ; il est intéressant de voir une clef de voûte du XVème siècle ainsi que deux écussons en bois sculpté, beaucoup plus récents avec les armoiries de Chinot de Fromessent et des Villiers de la Nouê, seigneurs de la région. Par le passé, l’église était situé dans le cimetière, tout prés de la Liane. Elle avait été construite en 934 ; puis consacrée en 1133 par l’évêque de Thérouanne Milon I°. Certains caprices du cours d’eau conduisirent à sa reconstruction. Cette église était bâtie en forme de croix latine. C’est à partir du 10 mai 1876 qu’elle fut démolie et reconstruite à son emplacement actuel. Le bâtiment de culte est bien à l’abri des inondations, puisqu’il est élevé sur un petit monticule en plein centre du village, avec une fort jolie tour-flèche de prés de 30 mètres de haut. En 1892, il y avait encore au milieu du cimetière sur l’emplacement de l’ancienne église, un fragment de la pierre tombale, qui était sûrement celle de Jehan de Bournonville, gouverneur d’Hardelot et baron d’Houllefort, mort en 1515.
A découvir également : Le manoir de Conterie dont les origines sont anciennesLa ferme du Grand Houret XVIIième siècle.