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Village fleuri du Boulonnais

Population : 352 habitants
Superficie : 532 hectares

Au détour d'une des nombreuses petites routes qui sillonnent le bocage, le promeneur découvre Bellebrune, petit village typiquement Boulonnais et dont les lieux-dits sont nombreux, évoquant des croyances très anciennes ou des évènements liés à l'histoire: le Bois des Anglais, les Bourbettes, le Bucq, les Calingues;

C'est d'ailleurs à la ferme du Bucq, en 1824, que naquit l'Abbé Haigneré, célèbre historien archéologue et topographe spécialiste du Boulonnais.

Comme de nombreux toponymes du Boulonnais (entre autres les noms se terminant en thun ou berg) fortement marqués par les invasions germaniques des 5èmes et 6èmes siècles, Bellebrune vient de l'Allemand «brunnen» qui signifie source, fontaine ou puits. On entend encore les anciens prononcer Bellebronne.

Le village est très attractif et sa population ne cesse d'augmenter, passant de 158 habitants en 1975 contre 325 au recensement de 1999. Cette progression coïncide avec la mise en service de la Route Nationale 42 qui relie Boulogne à St Omer et dont la proximité donne à Bellebrune une situation géographique privilégiée.

Un abattoir de volailles et un garage, installés sur la première zone artisanale du canton, ainsi qu'un café, un électricien et une maison de retraite témoignent de ce dynamisme. Le village ne compte plus aujourd'hui que sept exploitations agricoles et un éleveur de chevaux boulonnais, mais conserve cependant son caractère rural, qui plait tant aux citadins qui décident de s'y installer.

N'oublions pas de citer les associations, comme le club de football, l'association culturelle, les quilles, le club 3 ème âge ou le club de randonnée, qui contribuent à faire de Bellebrune un village vivant et animé.

L'église de Bellebrune est une église à clocher-mur qui date du 15 ème siècle, avec un portail d'entrée de type gothique et une façade en pierre de pays.

Les vitraux du choeur et de la nef, détruits pendant la seconde guerre mondiale, ont été remplacés par des vitraux modernes, oeuvres d'un maître-verrier de l'abbaye de Wisques.

Il ne subsiste aujourd'hui qu'une seule cloche, datée de 1496, l'autre ayant été descendue du clocher sous la Révolution et remise aux habitants de Belle-Houllefort.

Accolée à l'église, une chapelle funéraire construite en 1903 et face à l'église, un tilleul, un des sept rescapés des 900 arbres de la liberté plantés à la Révolution dans le Pas-de-Calais. Prenant le relais, un nouveau tilleul a été planté près de la salle polyvalente, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution.

Le cimetière abrite une tombe militaire, celle d'un aviateur anglais qui a été abattu en 1941 au-dessus du village.

Un peu plus loin, on trouve la motte féodale, vestige de l'ancien château de Bellebrune. Les fossés qui l'entouraient et où coulait l'eau de la Fontaine aux Leus, sont encore bien visibles.

Le château de la Villeneuve a été édifié en 1668, sous le règne de Louis XIV. Son parc, planté au début du 19 ème siècle, a été entièrement rénové en 1856 par deux célèbres paysagistes suisses du Second Empire, les frères Denis et Eugène Bühler, à qui l'on doit, outre de magnifiques jardins, le Parc de la Tête d'Or à Lyon ou le Parc du Thabor à Rennes.

Ce château est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques du Pas-de-Calais.

Les habitants de Bellebrune participèrent à la guerre de Lustucru, cette révolte paysanne déclenchée en 1662 contre les exactions des troupes royales et qui se termina tragiquement au château d'Hucqueliers, où quatre insurgés furent pendus et 363 paysans condamnés aux galères, leur chef étant quant à lui supplicié et écartelé sur la place Saint Nicolas de Boulogne.

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